Regret des yeux de
la putain
Et belle comme une
panthère
Amour vos baisers
florentins
Avaient une saveur
amère
Qui a rebuté
nos destins
Ses regards laissaient
une traîne
D'étoiles dans
les soirs tremblants
Dans ses yeux nageaient
les sirènes
Et nos baisers mordus
sanglants
Faisaient pleurer
nos fées marraines
Mais en vérité
je l'attends
Avec mon coeur avec
mon âme
Et sur le pont des
Reviens-t'en
Si jamais revient
cette femme
Je lui dirai je suis
content
Mon coeur et ma tête
se vident
Tout le ciel s'écoule
par eux
0 mes tonneaux des
Danaïdes
Comment faire pour
être heureux
Comme un petit enfant
candide
Je ne veux jamais l'oublier
Ma colombe ma blanche
rade
Ô marguerite
exfoliée
Mon ile au loin ma
Désirade
Ma rose mon giroflier
(...)
Vienne la nuit sonne
l'heure
Les jours s'en vont
je demeure
Les mains dans les
mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras
passe
Les éternels
regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne
l'heure
Les jours s'en vont
je demeure
L'amour s'en va comme
cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance
est violente
Vienne la nuit sonne
l'heure
Les jours s'en vont
je demeure
Vienne la nuit sonne
l'heure
Les jours s'en vont
je demeure.
Des masques sont silencieux
Et la musique est si lointaine
Qu'elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
Et mon mal est délicieux
Les brebis s'en vont dans la neige
Flocons de laine et ceux d'argent
Des soldats passent et que n'ai-je
Un coeur à moi ce coeur changeant
Changeant et puis encor que sais-je
Sais-je où s'en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s'en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles de l'automne
Que jonchent aussi nos aveux
Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s'écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine